Guide d'achat four 2026 : volume, modes de cuisson et consommation
Mis à jour le 22 février 2026
Notre base de données recense 21 281 fours de 445 marques avec leurs caractéristiques énergétiques officielles. Le four est un appareil particulier : il ne fonctionne que par intermittence, mais chaque cycle de cuisson consomme beaucoup d'énergie. En moyenne, un four coûte 0,00 € par an en classe D contre 25,98 € en classe A. Sur 15 ans, la différence atteint -260 €. Ce guide vous aide à choisir le bon volume, le bon mode de cuisson et la bonne classe énergie pour cuisiner sans gaspiller.
Les données et classements de ce guide sont issus de la base EPREL (Commission européenne) — chiffres officiels, mesurés selon les mêmes normes pour tous les fabricants.
Pourquoi comparer les fours sur l'énergie ?
On pense souvent que le four est un poste de dépense mineur en électricité. C'est vrai comparé à un réfrigérateur qui tourne 24 h/24, mais un four reste un appareil gourmand : chaque cycle de cuisson consomme 0,7 à 1,5 kWh selon le modèle et la température. Un foyer français utilise son four en moyenne 2 à 3 fois par semaine, soit environ 100 à 150 cycles par an. Cela représente 70 à 225 kWh annuels, soit un coût de 18 à 57 euros. L'écart du simple au triple entre un modèle performant et un modèle énergivore justifie amplement une comparaison avant achat. La classe énergie des fours utilise encore l'ancienne échelle élargie (A+++ à D) car le rescaling européen ne s'applique pas encore à cette catégorie. La grande majorité des fours sur le marché se situent en classe A ou A+. Les modèles A++ et A+++ existent mais restent rares et plus chers. Le gain entre un A et un A+ est modéré (environ 10 à 15 % de consommation en moins par cycle), mais il s'accumule sur 15 ans de durée de vie.
Volume de la cavité : quel four pour quel usage ?
Le volume intérieur d'un four conditionne ce que vous pourrez y cuire. Les fabricants proposent trois grandes catégories. Les fours compacts (35 à 45 litres) s'encastrent facilement dans une colonne de cuisine en hauteur, à côté d'un micro-ondes par exemple. Leur volume suffit pour un couple ou une personne seule, mais ils peinent avec les grandes pièces de viande ou les plats familiaux. Les fours standards (55 à 75 litres) représentent l'essentiel du marché. Un four de 65 litres accueille confortablement un poulet rôti, un gâteau sur deux étages grâce à la chaleur tournante, ou un grand plat à gratin. C'est le choix recommandé pour une famille de 2 à 5 personnes. Les grands fours (75 litres et plus) conviennent aux cuisiniers passionnés qui enfournent régulièrement de grandes quantités, cuisinent sur trois niveaux ou reçoivent souvent. Attention, un four plus grand met plus de temps à préchauffer et consomme proportionnellement plus d'énergie par cycle, même pour une petite cuisson. Mesurez les dimensions intérieures, pas seulement le volume annoncé. La forme de la cavité compte : une cavité large et peu profonde est plus pratique qu'une cavité profonde et étroite. Vérifiez aussi que vos plats à rôtir et vos plaques à pâtisserie passent dans l'espace disponible.
Chaleur tournante, convection naturelle et modes de cuisson
Le mode de cuisson est le deuxième critère décisif. La chaleur tournante (ou convection forcée) utilise un ventilateur, parfois couplé à une résistance circulaire, pour faire circuler l'air chaud uniformément dans la cavité. Les avantages sont nombreux : cuisson homogène sans devoir retourner les plats, possibilité de cuire sur deux ou trois niveaux simultanément, et surtout la possibilité de baisser la température de 20 degres C par rapport aux recettes en convection naturelle. À 180 degres C en chaleur tournante au lieu de 200 degres C en convection, vous consommez moins d'énergie pour un résultat équivalent, voire meilleur. La convection naturelle (sole + voûte) reste utile pour certaines préparations : le pain, les brioches et les soufflés qui ne supportent pas le flux d'air. Les fours modernes combinent les deux modes, ce qui offre une flexibilité maximale. Au-delà de ces deux modes fondamentaux, les fours proposent de nombreuses fonctions spécifiques. Le gril (résistance haute) est indispensable pour gratiner. La sole seule sert pour les tartes et les pizzas. Le turbo gril combine gril et ventilateur pour rôtir rapidement. Certains modèles haut de gamme proposent la cuisson vapeur, excellente pour les légumes et le poisson, et qui réduit la consommation car la vapeur transmet la chaleur plus efficacement que l'air sec. Enfin, la fonction micro-ondes intégrée (four combiné) permet de réchauffer sans allumer le four, ce qui économise de l'énergie pour les petits usages quotidiens.
Pyrolyse vs catalyse : quel système de nettoyage choisir ?
Le nettoyage est le point faible du four. Personne n'aime cette corvée, et les fabricants proposent deux solutions automatisées. La pyrolyse chauffe la cavité à environ 500 degres C pendant 1 à 3 heures. À cette température, tous les résidus alimentaires (graisses, sucres, projections) sont réduits en cendres. Il suffit ensuite de passer un coup d'éponge. C'est de loin le système le plus efficace. Le revers : chaque cycle de pyrolyse consomme 3 à 5 kWh, soit autant que 3 à 5 cuissons normales. Si vous lancez une pyrolyse tous les mois, cela ajoute 10 à 15 euros par an à votre facture. La catalyse utilise des parois recouvertes d'un émail microporeux qui absorbe et décompose les graisses pendant la cuisson normale, à partir de 200 degres C. L'avantage : aucun cycle de nettoyage supplémentaire, donc zéro surcoût énergétique. L'inconvénient : la catalyse n'élimine pas les résidus sucrés (débordements de gâteaux, jus de fruits), et les parois catalytiques perdent en efficacité avec le temps (durée de vie de 5 à 7 ans avant remplacement). Notre avis : si vous cuisinez souvent et que le nettoyage est une corvée, la pyrolyse vaut le surcoût malgré sa consommation. Si vous cuisinez peu et essentiellement des plats salés, la catalyse suffit et consomme moins au global.
Encastrable, pose libre et installation
La question de l'installation est souvent tranchée par la configuration de votre cuisine, mais elle mérite réflexion. Le four encastrable représente plus de 80 % du marché français. Il s'intègre sous le plan de travail ou dans une colonne en hauteur. L'installation en colonne (à hauteur d'yeux) est la plus ergonomique : pas besoin de se baisser pour surveiller la cuisson, et l'entretien est plus facile. En contrepartie, elle nécessite un meuble colonne dédié. Le four pose libre (ou mini-four) est compact, se pose sur un plan de travail et ne nécessite aucune installation. C'est une solution pour les petits espaces, les studios ou les cuisines d'appoint. La consommation est souvent inférieure car le volume est plus petit, mais les performances de cuisson sont limitées. Points d'attention pour l'installation : un four encastrable nécessite une prise électrique dédiée de 16A minimum (20A recommandé pour les modèles puissants). L'espace de ventilation autour du four est essentiel pour éviter la surchauffe du meuble. Respectez les distances minimales indiquées par le fabricant. La porte du four doit pouvoir s'ouvrir complètement sans gêner la circulation dans la cuisine. Certains fours disposent de portes escamotables (qui se glissent sous le four) ou de charnières douces : un vrai plus en termes de sécurité, surtout avec des enfants.
Budget et coût total : bien arbitrer entre l'achat et l'usage
Le marché des fours est vaste en termes de prix : de 200 euros pour un modèle d'entrée de gamme à plus de 2 000 euros pour un four haut de gamme avec vapeur et pyrolyse. La question est : où mettre le curseur ? En entrée de gamme (200 à 400 euros), vous trouvez des fours avec chaleur tournante et nettoyage catalyse. La classe énergie est généralement A. La consommation par cycle tourne autour de 0,9 à 1,1 kWh. Les programmes sont basiques mais couvrent les besoins quotidiens. En milieu de gamme (400 à 800 euros), la pyrolyse apparaît, les cavités sont plus grandes (65 à 75 litres), la connectivité (Wi-Fi, app) se développe, et les modes de cuisson sont plus variés (gril ventilé, pain, pizza). La classe énergie est souvent A+. En haut de gamme (800 à 2 000+ euros), vous accédez à la cuisson vapeur, aux programmes automatiques par type d'aliment, aux sondes de température intégrées et aux portes froides à triple vitrage. La classe énergie peut atteindre A++ ou A+++. Sur le plan énergétique, la différence entre un modèle A et A+ est d'environ 0,1 à 0,15 kWh par cycle, soit 2 à 4 euros par an. Sur 15 ans, cela représente 30 à 60 euros. Le nettoyage par pyrolyse a un impact plus fort sur la facture que la classe énergie elle-même, car chaque cycle de pyrolyse consomme autant que 3 à 5 cuissons. Si vous voulez réellement optimiser le coût d'usage, le critère le plus impactant est de cuire en chaleur tournante à température réduite, car cela réduit la consommation de chaque cycle de 15 à 20 %.
Les erreurs à éviter et checklist
1. Acheter un four trop grand. Un four de 75 litres pour un couple qui réchauffe des pizzas est un gaspillage : il met plus de temps à préchauffer et consomme plus par cycle. 2. Négliger le préchauffage. La plupart des fours gaspillent de l'énergie pendant le préchauffage. Enfournez dès que la température est atteinte et utilisez la chaleur résiduelle en coupant le four 5 à 10 minutes avant la fin de cuisson. 3. Ouvrir la porte trop souvent. Chaque ouverture de porte fait chuter la température de 20 à 25 degres C. Le four doit alors consommer de l'énergie pour remonter en température. Utilisez l'éclairage intérieur et la vitre pour surveiller la cuisson. 4. Ignorer la porte froide. Un four sans porte froide (triple ou quadruple vitrage) peut brûler un enfant qui touche la vitre pendant la cuisson. C'est aussi un critère de sécurité essentiel. 5. Sous-estimer le bruit du ventilateur. En chaleur tournante, le ventilateur produit un bruit continu. Sur les modèles d'entrée de gamme, il peut être surprenant. Vérifiez les avis si le silence est important pour vous. 6. Oublier la hauteur du four dans la colonne. Vérifiez que le four s'encastre dans la niche prévue (généralement 59,5 cm de large, mais la hauteur varie). 7. Négliger les rails télescopiques. Les rails extractibles permettent de sortir les plats lourds sans effort ni risque de brûlure. C'est un accessoire sous-estimé qui change le confort d'utilisation.
Notre sélection : les fours les plus économes
Classement basé sur le coût annuel estimé en électricité (du moins cher au plus cher).
| # | Modèle | Classe | Conso/cycle | Coût/an | Amazon |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Hoover HSO450SV | A++ | 0,4 kWh | 10,32 € | Amazon |
| 2 | Haier HWO45NM6OXB1 | A++ | 0,4 kWh | 10,32 € | Amazon |
| 3 | Haier HWO45NM6OXB2 | A++ | 0,4 kWh | 10,32 € | Amazon |
| 4 | Fisher & Paykel OSNDB series | A++ | 0,4 kWh | 10,32 € | Amazon |
| 5 | Haier HWO45NM6SXB1 | A++ | 0,4 kWh | 10,32 € | Amazon |
Meilleurs fours classe A
Les modèles de classe énergie A offrant le meilleur rapport consommation/performance.
| # | Modèle | Conso/cycle | Coût/an | Amazon |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Hisense HDE2211BBUK | 0,6 kWh | 14,09 € | Amazon |
| 2 | Whirlpool W11 MS180 | 0,6 kWh | 15,10 € | Amazon |
| 3 | Whirlpool W11I MS180 | 0,6 kWh | 15,10 € | Amazon |
| 4 | Whirlpool W7 MS450 | 0,6 kWh | 15,10 € | Amazon |
| 5 | Bauknecht ECSK7 CT845 PT | 0,6 kWh | 15,10 € | Amazon |
Checklist avant achat
- Volume de cavité adapté : 35-45 L pour un couple, 55-75 L pour une famille, 75 L+ pour les cuisiniers passionnés
- Chaleur tournante indispensable pour la polyvalence et les économies d'énergie
- Nettoyage pyrolyse si usage fréquent, catalyse si usage modéré
- Classe énergie A minimum, A+ ou A++ si le budget le permet
- Porte froide (triple vitrage minimum) si enfants en bas âge
- Dimensions d'encastrement vérifiées (niche et espace de ventilation)
- Prise électrique dédiée 16A minimum disponible
- Rails télescopiques inclus (ou disponibles en option)
- Nombre de modes de cuisson suffisant pour vos recettes habituelles
- Coût total estimé sur 15 ans (prix d'achat + coût annuel x 15)
Questions fréquentes
Comment est calculé le coût annuel d'un four ?
Le coût annuel est estimé sur la base d'environ 100 cycles de cuisson par an et du tarif réglementé de l'électricité en France (0,2516 €/kWh en 2026).
Four à chaleur tournante ou convection naturelle ?
La chaleur tournante répartit la chaleur uniformément grâce à un ventilateur, ce qui permet de cuire sur plusieurs niveaux et à des températures plus basses (-20 °C). La convection naturelle suffit pour les cuissons simples mais est moins polyvalente.
Pyrolyse ou catalyse : quel nettoyage choisir ?
La pyrolyse chauffe le four à 500 °C pour réduire les résidus en cendres : très efficace mais consomme beaucoup d'énergie par cycle. La catalyse utilise des parois spéciales qui absorbent les graisses pendant la cuisson : moins efficace mais sans surcoût énergétique.
Quel volume de four choisir ?
Un four standard fait 60 à 75 litres, suffisant pour la plupart des foyers. Un four compact (35-45 L) convient pour un couple ou une petite cuisine. Au-delà de 75 L, on parle de grands fours, utiles pour les pièces volumineuses ou la cuisson multi-niveaux.
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