Étiquette énergie 2026 : ce qui change pour vos appareils

Mis à jour le 30 mars 2026

## Pourquoi l'étiquette énergie évolue encore en 2026 L'étiquette énergie européenne a été profondément refondue en 2021, avec un retour à l'échelle A-G sans les anciens « A+ », « A++ » et « A+++ ». Depuis, le registre européen EPREL (European Product Registry for Energy Labelling) centralise les données de chaque modèle mis sur le marché. En 2026, l'enjeu est double : affiner la lisibilité des classes pour les consommateurs et élargir les catégories de produits soumises à l'étiquetage.

Pourquoi l'étiquette énergie évolue encore en 2026

L'étiquette énergie européenne a été profondément refondue en 2021, avec un retour à l'échelle A-G sans les anciens « A+ », « A++ » et « A+++ ». Depuis, le registre européen EPREL (European Product Registry for Energy Labelling) centralise les données de chaque modèle mis sur le marché. En 2026, l'enjeu est double : affiner la lisibilité des classes pour les consommateurs et élargir les catégories de produits soumises à l'étiquetage.

Des classes remises à plat : l'exemple du réfrigérateur

La refonte de 2021 a eu un effet immédiat et radical sur les réfrigérateurs. Parmi les 37 927 modèles référencés dans EPREL, seulement 0,7 % atteignent la classe A. La grande majorité se répartit entre E (18 410 modèles) et F (9 486 modèles). Cette distribution illustre précisément l'objectif du nouveau système : réserver les meilleures lettres aux appareils vraiment performants, et laisser de la place à l'amélioration technologique. Concrètement, un réfrigérateur moyen consomme aujourd'hui 205,76 kWh par an, soit un coût annuel d'environ 51,77 € au tarif réglementé 2026 (0,2516 €/kWh). Un modèle classe A peut descendre nettement en dessous de ce seuil.

Lave-linge et lave-vaisselle : des marchés en transition

Pour les lave-linge, la situation est différente : 55 % des 17 551 modèles enregistrés atteignent déjà la classe A ou mieux. La consommation moyenne s'établit à 55,08 kWh pour 100 cycles, ce qui représente environ 30,49 € par an pour un usage standard. La médiane, à 28,23 €, confirme qu'une bonne partie du parc est déjà bien positionnée. Les lave-vaisselle, eux, affichent une répartition plus éclatée : 10 % en classe A, mais 34 % en classe E et 24 % en classe D. La consommation moyenne est de 78,49 kWh pour 100 cycles, soit 55,29 € annuels en moyenne. Ces données soulignent que le choix du modèle a un impact financier réel sur la durée.

Les écrans : une étiquette encore peu connue

Depuis 2021, les téléviseurs et écrans affichent également une étiquette énergie. Sur 28 417 modèles recensés dans EPREL, 10 141 sont classés E et 8 894 en F. Seuls 1,9 % atteignent la classe A. La consommation moyenne est de 55,84 kWh pour 1 000 heures d'utilisation, pour un coût annuel moyen de 14,05 € — modeste, mais variable selon la taille (108 cm en moyenne) et les usages.

Ce que l'étiquette 2026 va changer concrètement

En 2026, plusieurs évolutions sont attendues : - **Extension du champ d'application** : de nouvelles catégories de produits (certains équipements de chauffage, climatiseurs mobiles) doivent progressivement intégrer le système EPREL. - **Renforcement du contrôle** : les autorités nationales intensifient les vérifications pour s'assurer que les données déclarées dans EPREL correspondent aux performances réelles mesurées en laboratoire. - **Meilleure visibilité du QR code** : le QR code présent sur chaque étiquette renvoie directement à la fiche EPREL du produit, avec toutes les données techniques. Son usage reste encore peu répandu, mais les campagnes d'information devraient l'encourager.

Comment utiliser l'étiquette pour comparer efficacement

Au-delà de la lettre, l'étiquette indique une consommation annuelle en kWh. Multiplier ce chiffre par 0,2516 € donne le coût annuel estimé. Sur 10 ans, un écart de 50 kWh/an entre deux réfrigérateurs représente environ 125 € de différence. Un calcul simple, mais souvent décisif.